Les plantes homéopathiques efficaces pour réduire le cholestérol naturellement

Il est inutile de réduire fortement le taux de cholestérol LDL dans le sang. Les patients cardiaques bénéficient grandement des médicaments hypocholestérolémiants, mais les agents agissant plus faibles simvastatine et pravastatine sont presque toujours suffisants. C’est ce que dit le GP Hans van der Linde dans Hartbrug Magazine. Lisez son argumentation ci-dessous.

Quand il s’agit de baisser le cholestérol LDL, la surenchère médicamenteuse ne mène nulle part. Les pilules les plus puissantes du marché, Lipitor (atorvastatine) et Crestor (rosuvastatine), prétendent faire mieux que les classiques simvastatine ou pravastatine. Pourtant, les recommandations officielles ne soutiennent pas cette course à la baisse : on ne gagne pas un seul jour de vie supplémentaire, les effets secondaires se multiplient et la note grimpe. Ce constat, partagé par une partie croissante du corps médical spécialiste des statines, remet en cause le bien-fondé de cette escalade thérapeutique.

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Il n’est pas question ici d’accuser l’industrie pharmaceutique de philanthropie mal placée. Son objectif est clair : générer des profits. Plus un médicament est cher, plus l’affaire est juteuse. Pour y parvenir, la stratégie est rodée : influencer les médecins avec des études orientées, imposer des objectifs de LDL toujours plus bas, et faire entrer ces chiffres dans la tête de tous. Derrière ces manœuvres, des professeurs aux liens parfois étroits avec l’industrie, rémunérés pour leurs recherches ou autres services, contribuent à faire pencher la balance. L’addition, elle, finit toujours par tomber.

Trop d’effets secondaires pour trop peu de bénéfices

La question qui taraude les associations de patients cardiaques est frontale : ces cibles ultra-basses, servent-elles vraiment le malade, ou ne sont-elles qu’un prétexte à engranger des profits confortables pour les laboratoires ? En scrutant les dernières publications de chercheurs et médecins, le doute s’installe. En Europe, la cible officielle pour le cholestérol LDL est fixée à 1,8 mmol/l. Aux Pays-Bas, elle remonte à 2,5 mmol/l. Deux normes, deux visions irréconciliables.

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Le désordre ne s’arrête pas là : les cardiologues s’en tiennent à la règle européenne, tandis que les médecins généralistes néerlandais suivent la leur. Résultat, les patients se heurtent à des conseils contradictoires, perdus entre deux logiques médicales. Mais il y a pire : atteindre ces objectifs s’avère tout simplement impossible pour la majorité des patients, comme l’avaient déjà écrit les cardiologues Jaap Deckers et Maarten Simoons dans le Nederlands Tijdschrift voor Geneeskunde en 2014. Trois patients sur quatre ne parviennent pas à descendre sous la barre européenne, même avec un traitement intensif.

Des objectifs qui n’ont jamais fait leurs preuves

Deckers et Simoons ne mâchent pas leurs mots : « Les valeurs cibles sont arbitraires et, la plupart du temps, hors d’atteinte. Il serait peut-être temps de les abandonner, d’autant qu’ajouter d’autres médicaments hypocholestérolémiants aux statines ne s’est jamais avéré utile. » Aux États-Unis, la dernière recommandation officielle sur le cholestérol date de 2013 et propose une approche radicalement différente : traiter avec des statines les personnes souffrant ou à risque de maladies cardiovasculaires, sans s’acharner sur des objectifs chiffrés.

Ils poursuivent : « Pour la plupart des médicaments, augmenter la dose au-delà d’un certain seuil n’apporte plus grand-chose. » Autrement dit, charger la barque de traitements ne fait que gonfler la facture et les risques d’effets indésirables. Trois grandes études scientifiques l’ont confirmé.

Retour à la sobriété : traiter le patient, pas les chiffres

La position de Deckers et Simoons tranche : « Il est clair qu’il n’est pas souhaitable de viser des concentrations de cholestérol LDL extrêmement basses à coups de statines à forte dose, comme le préconisent certaines recommandations. Ajouter d’autres médicaments n’est pas conseillé non plus, faute de preuve que cela réduise le risque d’infarctus ou de mortalité. »

Le silence des responsables

Après la publication de ces avis, le débat s’est évaporé, constate Hans van der Linde, généraliste connu pour sa vigilance sur ce sujet. Selon lui, la logique industrielle s’est imposée : toujours plus bas, toujours plus cher. Il est vrai que les statines ont changé la donne pour les patients cardiaques. Mais l’idée selon laquelle « plus bas, c’est toujours mieux » ne repose sur rien de solide. Cette formule, martelée à coups de campagnes marketing, a permis aux laboratoires de reléguer la simvastatine à l’arrière-plan au profit de traitements bien plus onéreux. Résultat : la facture s’est alourdie de deux milliards d’euros aux Pays-Bas, sans que personne ne se demande ce que ce montant colossal a vraiment apporté en termes de santé publique. Les grandes études, notamment sur le Crestor, font défaut, et l’étude iDEAL de Pfizer, portant sur le Lipitor, n’a montré aucune différence avec la simvastatine.

Comparaisons biaisées : quand Lipitor affronte la simvastatine

Mettre deux statines dans le même panier n’a pas de sens, surtout quand on compare 20 mg de simvastatine à 80 mg de Lipitor. C’est exactement ce qu’a fait Pfizer : une étude commandée pour valoriser son propre médicament en le confrontant à une dose bien plus faible de son concurrent. Une manœuvre classique, note Van der Linde. Mais cette fois, le résultat n’a pas été celui escompté. Les taux de cholestérol étaient effectivement plus bas chez les utilisateurs de Lipitor (4439 personnes) que chez ceux de simvastatine (4449). Pourtant, après près de cinq ans, la mortalité totale et la mortalité cardiovasculaire n’affichaient aucune différence entre les groupes. En revanche, les effets secondaires étaient nettement plus nombreux avec Lipitor : 10 % des participants ont dû arrêter le traitement, contre seulement 4 % dans le groupe simvastatine.

Ce constat n’a pas empêché la mécanique de se poursuivre : médecins généralistes et spécialistes continuent de cibler les taux de cholestérol, laissant de côté la personne derrière les chiffres. Les assureurs, eux, rémunèrent la performance sur le papier, pas forcément le bien-être du patient réel.

Dr Hans van der Linde (médecin généraliste)

Source : HartBrugMagazine

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