Presque tout le monde aime les tomates, au moins dans l’une des nombreuses formes ou applications. Les tomates sont utilisées dans les salades, les sauces, les soupes, les jus et toutes sortes de plats chauds et froids. Les tomates n’ont pas une curieuse réputation comme certains autres légumes. Les tomates sont ennuyeuses à cet égard. Mais à quel point sont-ils ennuyeux pour votre santé ?
Les bonnes propriétés d’une tomate
La tomate, c’est un petit trésor pour qui s’attarde sur sa composition. On la croise partout, mais ses qualités, elles, méritent qu’on s’y arrête. Voici ce que peut apporter la consommation régulière de tomates :
- Une richesse impressionnante en vitamine C. Elle contribue au transport de l’oxygène et du dioxyde de carbone dans votre sang.
- Une forte teneur en vitamine A, qui accompagne la santé des cellules dans tout l’organisme.
- Des apports non négligeables en vitamines B1, B2 et B6. Un trio précieux pour le métabolisme cellulaire, la constitution de l’ADN et la formation de cellules sanguines.
- Une densité calorique très faible : seulement 21 kilocalories pour 100 grammes. Inutile de compter, la tomate ne pèse pas lourd sur la balance.
- Une aliée durant les régimes. Avec plus de 90 % d’eau, elle favorise l’élimination des déchets par le corps.
- Un effet alcalinisant. L’acidité excessive du corps peut engendrer fatigue, maux de tête, troubles du sommeil ou douleurs musculaires. Beaucoup ont recours à des antiacides, mais la tomate peut jouer ce rôle naturellement.
- Le lycopène, ce pigment rouge bien connu, agit comme un antioxydant et protège les cellules contre le dioxyde d’azote issu de la pollution ou de la fumée de cigarette.
- Selon différentes études, le lycopène aurait un effet protecteur face aux maladies cardiovasculaires et à certains cancers.
- La tomate ne se limite pas au lycopène : elle concentre aussi d’autres caroténoïdes et polyphénols, comme le flavonol, la quercétine ou le kaempférol. Ces composés renforcent encore son pouvoir antioxydant.
Si la Food and Drug Administration (FDA) tempère l’enthousiasme autour des bénéfices de la tomate et du lycopène, la recherche ne s’arrête pas là. À titre d’exemple, la tomate pourpre, génétiquement modifiée et étudiée par le centre britannique John Innes, suscite l’intérêt pour ses atouts nutritionnels inédits.
Les mauvaises propriétés d’une tomate
Personne n’y échappe : même la tomate a ses revers. Voici ce qu’il faut savoir sur ses aspects plus controversés :
- La tomate fait l’objet de croisements génétiques et de modifications depuis des décennies : saveur, résistance aux maladies, durée de conservation, éloignement des nuisibles… Les scientifiques n’ont pas tranché sur les effets à long terme de ces manipulations pour la santé humaine.
- Les tomates non mûres renferment de la tomatine, une substance potentiellement toxique à forte dose. Ingestion excessive : fièvre, fatigue, somnolence, abattement, troubles digestifs. Mieux vaut privilégier les fruits bien mûrs, car la maturation élimine la majeure partie de cette molécule.
- La tomate ne se conserve pas indéfiniment. Les variétés biologiques, en particulier, ont tendance à s’abîmer plus vite que les versions conventionnelles, du fait de leur moindre traitement.
Les tomates, entre bénéfices et précautions
La liste des points forts de la tomate donne le tournis. Les réserves, elles, restent mesurées : sauf exception, la tomate a toute sa place dans une alimentation équilibrée et variée. À condition de la choisir mûre et, si possible, cultivée sans excès de traitements chimiques, elle s’intègre sans heurt au quotidien.
Pourquoi enlever la peau de la tomate ?
On se méfie parfois de certains légumes du commerce, l’usage de pesticides ou de techniques agricoles douteuses n’aidant pas à rassurer. On a pris l’habitude de laver longuement nos aliments, voire de retirer la peau, par réflexe. S’agissant de la tomate, ce réflexe fait pourtant perdre beaucoup : la peau est une mine de vitamine C et d’antioxydants, précieux pour la santé et la digestion. Les atouts majeurs de la tomate résident dans cette fine enveloppe : la retirer, c’est laisser de côté de nombreux bénéfices.
Vous souhaitez quand même éplucher vos tomates ? Il existe une astuce simple : un passage rapide dans l’eau bouillante, suivi d’un plongeon dans l’eau glacée, facilite grandement le retrait de la peau.
Cela dit, il existe d’autres moyens de profiter de la tomate sans rien sacrifier : pourquoi ne pas cultiver vos propres plants ? Pas besoin d’un terrain immense, une jardinière sur un balcon peut suffire, pourvu qu’elle reçoive assez de soleil. Sur solanum lycopersicum, vous trouverez tous les détails pour comprendre cette plante, découvrir ses vertus, et apprendre à la choyer. Pour ceux qui veulent tenter l’expérience du semis, semer des tomates permet de récolter des fruits naturels, maîtrisés de la graine à l’assiette.
Cultiver ses tomates, c’est renouer avec un fruit bon pour la santé, dont on contrôle la qualité, et qui donne satisfaction du balcon à la table. Reste à s’y mettre : et si la prochaine récolte vous appartenait ?

