Mal au fesse côté droit ou gauche : comment faire la différence ?

Une douleur qui s’installe d’un seul côté du bassin ne pointe pas toujours vers le muscle fessier. Certaines affections se manifestent par une gêne latéralisée, à droite ou à gauche, et l’origine réelle n’apparaît pas toujours d’emblée.

Selon le côté touché, les causes évoluent : parfois le nerf sciatique, parfois l’articulation sacro-iliaque ou des tensions musculaires précises sont en cause. Les solutions à envisager changent elles aussi, en fonction du point de départ et de l’emplacement précis de la douleur.

Douleur à la fesse droite ou gauche : pourquoi la localisation compte

Ressentir une douleur fesse sur un côté interroge rapidement sur son origine. Le nerf sciatique, véritable câble du bas du dos, vient immédiatement à l’esprit lorsqu’un élancement descend le long de la jambe. Droite ou gauche, une atteinte du nerf sciatique peut trahir la présence d’une hernie discale lombaire, mais aussi d’un syndrome du muscle piriforme. Ce muscle méconnu, logé en profondeur, peut comprimer le nerf lors d’une contraction excessive ou d’une inflammation.

Le syndrome piriforme s’exprime souvent par une douleur fessière qui s’aggrave en restant assis longtemps ou en montant les marches. Le côté atteint donne déjà une piste : à droite, une surutilisation, comme lors d’un sport sollicitant une jambe dominante, se retrouve fréquemment. À gauche, des causes posturales ou un souci au niveau de la hanche sont parfois à blâmer.

Autre piste : lorsque la douleur s’étale, on pense volontiers à une tendinite du moyen fessier. Ce muscle clé stabilise le bassin : il souffre en cas de déséquilibre prolongé, d’excès d’efforts ou d’une récupération bâclée après une blessure. Les signes ne sont pas toujours flagrants : gêne à la marche, picotement sur le côté de la hanche, irradiation vers le genou.

Les circonstances du déclenchement aiguillent le diagnostic. Après une chute, impossible d’écarter une fracture, entorse ou luxation du bassin, surtout si la personne est âgée. Quand des douleurs lombaires accompagnent le tableau, l’origine vertébrale gagne en probabilité. C’est en croisant localisation, contexte et évolution des symptômes que l’on cerne le problème et que l’on distingue la cause réelle de la douleur à la fesse.

Homme en tenue décontractée dans une salle d

Quand consulter un professionnel de santé pour une douleur fessière ?

Une douleur fessière peut surgir sans prévenir, mais certains signaux doivent pousser à s’interroger. Si le malaise survient après un effort inhabituel ou de longues heures assis, il disparaît souvent avec du repos, quelques étirements et un ajustement de l’activité physique. Mais il existe des situations où consulter devient nécessaire :

  • Douleur intense ou persistante : si la gêne ne cède pas malgré les mesures habituelles, ou si elle rend la marche ou la station assise difficile, une évaluation médicale s’impose.
  • Irradiation vers la jambe ou le genou : des sensations d’engourdissement, de fourmillements, ou une perte de force indiquent potentiellement une atteinte du nerf sciatique ou un souci au niveau de la colonne.
  • Traumatisme récent : après une chute, la possibilité d’une fracture, entorse ou luxation du bassin doit être vérifiée sans tarder, notamment chez les personnes âgées ou fragiles.
  • Gonflement, rougeur, fièvre : ces symptômes évoquent une infection ou une complication rare et exigent une intervention rapide.

L’identification du problème s’appuie d’abord sur l’examen clinique, parfois complété par de l’imagerie. Les traitements s’adaptent : kinésithérapie pour la tendinite du moyen fessier, infiltrations d’anti-inflammatoires pour un syndrome piriforme, chirurgie en cas de hernie discale grave. La rééducation et les exercices de renforcement forment la base de la prise en charge, parfois associés à l’utilisation d’un coussin orthopédique pour soulager la fesse lors de stations assises prolongées.

Écouter ce que raconte la douleur, c’est déjà ouvrir la porte à une récupération plus rapide, et, souvent, éviter qu’elle ne s’installe durablement dans le paysage.

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