Les sports où le dopage est le plus présent

Les sports où le dopage est le plus présent

Lorsque le Tour de France se profile à l’horizon, de nombreux test ou examen sont faits sur les compétiteurs d’autant plus qu’on en dénombre presque régulièrement des cas de dopage dans cette compétition.

Afin de lutter contre le phénomène du dopage dans les compétitions, les organisateurs ont mis en place des systèmes de contrôle antidopage. Le but est de détecter l’utilisation de substances interdites par la loi. Quels sont les sports dans lesquels le dopage est plus présent ? La réponse dans cet article.

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Le cyclisme : la discipline la plus surveillée de toutes

D’après l’agence française de lutte contre le dopage, le cyclisme n’est que le 6eme dans le classement des sports les plus touchés par le dopage. Vu que les cyclistes sont les sportifs les plus contrôlés, les chances d’y trouver des tricheurs sont alors supérieures que dans des disciplines comme le football. Alors que 1812 ont été analysées au niveau de la petite reine, il n’y a que 548 qui l’ont été chez les joueurs du ballon rond. Ce qui explique la seconde place du football dans le classement de l’AFLD.

Le Rugby

La première place des sports les plus touchés par le dopage est occupée par le rugby. Il s’agit en réalité du sport qui donne le plus grand pourcentage de cas positifs, si l’on tient compte des substances interdites. On peut d’ailleurs citer l’ex-joueur de rugby Laurent Bénézech qui a confirmé avoir été dopé à son insu à l’occasion du mondial 1995.

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Un contrôle insuffisant au niveau des sports collectifs

L’athlétisme vient rejoindre le rugby et le football dans le classement. Contrairement aux disciplines collectives dans lesquelles les cocktails anabolisants sont très utilisés, les athlètes sont plus tournés vers les sciences biologiques et pharmaceutiques.

En effet, les tricheurs utilisent très souvent des produits spécifiques comme les Glucocorticoïdes, le Mestérolone ou encore l’Erythropoïétine. Le Triathlon vient en 4e position, suivi du basket-ball (5e position). En ce qui concerne le handball, il occupe la septième place.

À propos des contrôles antidopage

Pour réaliser un contrôle contre le dopage sur le tour de France, il y a des agents spéciaux qui effectuent des prélèvements d’échantillon d’urine, de sang ou encore de phanères sur les sportifs. Ensuite, ceux-ci font l’objet d’une analyse. L’objectif est de détecter la moindre trace de substances dopantes interdites par la loi.

Les produits dopants interdits sont nombreux et variés. Ils se distinguent notamment par des usages et des propriétés qui leur sont propres. De plus, certains sont plus difficiles à détecter que d’autres.

Après le prélèvement, l’agent établit un procès-verbal où seront précisées les informations fournies par le sportif, les conditions de prélèvement et les numéros des flacons. Après la relecture de ce PV, les deux parties signent le document et le coureur conserve un exemplaire.

Analyse et proclamation des résultats

Les prélèvements sont transmis dans l’anonymat vers le laboratoire de l’AFLD pour une analyse. Dans certains cas, l’agent peut recourir à un laboratoire privé qui se chargera de faire une analyse A de chaque cycliste. Quant aux échantillons B, ils seront conservés pour une éventuelle contre-expertise. Les résultats des tests sont révélés 72 heures après l’envoi au laboratoire.

Par la suite, ils sont confidentiellement transmis au directeur de l’AFLD. Ce sera à ce dernier d’informer les cyclistes de l’infraction et de la décision prise. Il peut s‘agir d’une expulsion ou d’un licenciement.

Le dopage : les sanctions prévues

Lors des contrôles anti-dopage, les sanctions sont définies selon les violations commises parmi les règles. En effet, lorsque l’une de ces dernières a été enfreinte, cela peut entrainer une suspension dont la durée variera selon la gravité de l’infraction. Si les résultats évoquent une éventuelle présence de métabolites ou si une tentative d’utilisation d’une méthode interdite a été découverte, alors la suspension est estimée à 4 ans.

L’organisme compétent qui est chargé de ces contrôles à l’occasion des compétitions nationales est l’agence française de lutte contre le dopage (AFLD). Cependant, sur le tour de France, celle-ci travaille en étroite collaboration avec la fondation antidopage du cyclisme.

Le plus souvent, le contrôle anti-dopage est réalisé plusieurs fois sur les coureurs. Grâce à ce système, les scandales de dopage dans les compétitions ont connu une grande baisse. L’objectif final est d’assurer la bonne santé des sportifs, de leur entourage mais aussi de la société.

La notification envoyée au cycliste

Le coureur concerné par le test est choisi en fonction d’informations spécifique. C’est le directeur de l’AFLD qui fait une liste des coureurs choisis afin de passer le test. En dehors de celui-ci, il n’y a que les préleveurs qui connaissent l’identité des concernés par le test ainsi que les critères pris en compte pour la sélection.

Chaque coureur reçoit une notification qu’il devra contresigner. Par la suite, celui-ci devra rejoindre la salle de contrôle avec sa carte d’identité et les membres de son équipe. S’il refuse de se présenter, les sanctions peuvent être très lourdes.